Compte-tenu de la crise sanitaire majeure que nous sommes en train de vivre, nous n’aurions jamais pensé au XXIème siècle, qu’un virus pourrait mettre à mal toute l’économie mondiale. 

Prenez d’un côté une entreprise dont son action fait un bond de 30% après avoir perdu 45% de sa valeur initiale, et d’un autre cette même entreprise où ses partenaires indépendants ont du mal à exercer leurs fonctions : C’est le cas d’Uber. 

60 à 70% de perte d’activité en moyenne

45% de perte d’activité principale lors du pic épidémique d’Hong-Kong, 60 à 70% de baisse d’activité en moyenne dans les grandes villes des Etats-Unis. L’entreprise devrait théoriquement être battue par les flots, pourtant le cours de celle-ci est reparti de plus belle grâce au simple fait qu’elle exerce dans un secteur qui ne peinera pas à remonter. 

Plusieurs facteurs peuvent expliquer les raisons de cette discordance : Tout d’abord, Uber sait se réinventer et sait se diversifier.  À l’instar de la création d’Uber Eats pour se faire une part auprès des livreurs alimentaires à domicile, son PDG Dara Khosrowshahi a eu l’audace de s’appuyer sur les fondements d’Uber Health pour se lancer dans la livraison de médicaments et de produits de première nécessité. Autant dire que la filiale n’a jamais été aussi importante en ces temps difficiles…

10 Milliards de trésorerie

Second point : sa trésorerie. Malgré le fait qu’Uber n’ait jamais terminé un trimestre bénéficiaire, Dara Khosrowshahi a alors tenu à rassurer ses investisseurs en évoquant la trésorerie du géant américain :

“Nous sommes très chanceux d’avoir une position de trésorerie solide avec environ 10 milliards de dollars de liquidités sans restriction à la fin de février”.

Les équipes auraient alors imaginé le scénario catastrophe où 80% des activités étaient réduites, il resterait apparemment 4 milliards de liquidités propres et 2 milliards de crédits renouvelables.

Uberiser Uber

Le troisième et dernier facteur lui se dessine essentiellement autour de son modèle économique. En optant pour une économie de la plateforme, Uber ne source pas sa force au sein de son entreprise mais plutôt à partir de ses partenaires-clés tels que les chauffeurs ou les livreurs. La production n’est pas créée à l’intérieur de l’entreprise mais à l’extérieur de celle-ci. De ce fait, lorsque le pic épidémique et que les différentes phases de confinement seront passées, les utilisateurs originels d’Uber resteront les mêmes et les offres en termes de services de transport ou de livraison repartiront de plus belle. 

L’objectif d’Uber est donc de continuer à alimenter la demande post-pandémie car plus il y a d’utilisateurs, plus l’offre sera présente et efficace. Au final, sa principale force c’est sa plateforme.

Pour remonter la pente, Uber s’uberise…

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